J'aime beaucoup la thématique. Ce postulat selon lequel une femme, peut-être une mère, une épouse, une voisine, une amie mais oublie bien souvent au détriment de ces nombreux rôles, d'être Elle. Elle dans son état le plus pure, le plus primal. Le Elle originel, l'animal, avec ses instincts, et ses envies d'oublier tout par moment. Céder un instant à devoir materner, être appréciée, nettoyer, préparer à manger...
Le film de Marielle Heller est hélas exécuté d'une manière bien trop pudique et pas aussi transgressif que pourrait laisser présager un tel titre : N I G H T B I T C H.
Puis la fable s'écourte précocement pour nous ramener vers un drame ennuyeux en présence de personnages qui tirent parfaitement les leçons de leurs erreurs. C'est trop propre. Amy Adams, actrice qui sait être hypnotisante joue la carte - aujourd'hui bien à la mode - de la transformation physique disgracieuse et assumée. Quand bien même, Night Bitch ne crée pas la surprise.
Parce que le personnage râle souvent en silence quand, ici, pour le cinéma, elle aurait pu tout casser.