Ce film bénéficie d'un soutien aux films inédits et d'un coup de cœur du comité 15-25 de l'AFCAE (Association Française des Cinémas Art et Essai)
Ce film nous plonge en compagnie d’une équipe de journalistes de la chaine Kaboul News au cœur de la capitale de l’Afghanistan, juste avant que les talibans « n’éteignent la lumière » en 2021. La jeune réalisatrice et actrice principale Shahrbanoo Sadat articule à merveille un récit d’une grande modernité, magnifiquement incarné qui nous tient en haleine tout en en étant porteur de sens et d’un point de vue affirmé sur l’état de la société de ce pays. On ressort de ce film tenu, rythmé et précis, avec le sentiment d’avoir un peu mieux saisi ces récents évènements et que l’amour reste possible malgré tout et porteur d’espoir, d’une énergie vitale.
William Benedetto - Cinéma l’Alhambra, Marseille
No Good men met en avant le point de vue féministe de Shahrbanoo Sadat sur son propre pays peu de temps avant la prise de pouvoir des Talibans en 2021. Ce zoom sur le quotidien de Naru camerawoman à Kabou, permettra au public jeune de mieux cerner les enjeux liés à la situation géopolitique en Afghanistan, très souvent représentée à travers un prisme étranger. Sadat, qui se définit comme une « optimiste naïve », nous offre une forme rafraichissante, et peu habituelle, dans cette comédie romantique politique piquante mais poignante et porteuse d’espoir. No good men ? « Il y en a, mais il en faut plus » répond la réalisatrice à la question soulevée par son film.
Jeanne Vidal-Giraud - Association des cinémas de proximité de Gironde