Noblesse Oblige c'est avant tout la prestation hors norme d'un acteur hors norme Alec Guinness.
Et pourtant ce n'est pas lui l'acteur principal, mais bien Dennis Price.
Une histoire délicieusement noire et mortellement subtile.
Le cinéma britannique des années 50 (nous sommes en 49) à son apogée par cette comédie caustique à souhait.
Nous connaissons l'humour noir, l'humour à l'anglaise, et l'humour à plusieurs degrés.
Noblesse réunit un peu tout dans sa conception.
Oui encore une fois Dennis Price est le personnage principal, un homme meurtri par le traitement réservé à sa mère de son vivant et encore pire au moment de son décès.
Il décide donc de la venger et de retrouver son rang dans cette famille de nobles qu'il exècre.
Sauf que il y a 8 personnes avant lui, 8 personnes avant de devenir le duc de Chalfont.
Et voilà tout le sel du film, avec notre Louis Mazzini qui décide de se rapprocher et de zigouiller à souhait tous les prétendants.
Des dialogues d'une grande finesse, un humour donc que personnellement j'adore, des personnages truculents et une intrigue mortellement souriante.
Et oui Noblesse Oblige c'est aussi les 8 rôles de Alec Guinness qui à lui tout seul joue toute la famille d'Ascoyne, et qui à lui tout seul meurt 8 fois.
C'est excellent, et le noir et blanc à la sauce Robert Hamer rajoute à la grande originalité de cette comédie policière.
Un film donc à déguster, avec en guise de dessert final le parfait rebondissement qui sied parfaitement à l'univers "so brItish" du film.