Tout en retenue contre la violence policière, le scandale mériterait d'éclater de pleine voix. Comme si l'évènement ne justifiait pas d'en faire un long-métrage, le film étire à l'extrême un faux suspens sur le sort réservé à Malik. Quand il aurait fallu au contraire montrer toute la généalogie raciste de cette violence policière, de la guerre d'Algérie aux ratonnades toujours hélas d'actualité. Tel le personnage du père, le récit avance, sonné, hébété. Il n'y a que Renaud qu'on entend finalement se mettre en colère pour le générique de fin. La chanson date de 1988.