La petite déception de l'année : Robert Eggers fait tout bien et c'est peut-être ça le souci.
Ici le classicisme affiché (période victorienne oblige) vire à l'académisme. Le côté puriste de son réalisateur collait bien à son précédent: The Northman, où il s'était allié à un spécialiste de la vraie vie des vikings et de leur mythes (et dont le final était dantesque tout en rappelant le final de Star Wars ep. 3, rien que ça). Mais là ça n'offre pas de supplément d'âme, c'est une copie parfait d'un excellent élève, mais on aimerait que ça déborde un peu.
Quelques moments et leur atmosphère attire notre attention, la photo est parfois sensationnelle, mais des longueurs s'installe, dues au rythme général.
Trouvant souvent les acteurs bons et bien castés, j'ai tiqué sur la prestation de Depp, qui n'a pas la prestance gothique de son papa. Je me suis surpris à voir l'actrice jouer plutôt que le personnage exister (e.g. les scènes d'exorcisme exigeant une performance gestuelle)