Cette interprétation absolument grandiose du célèbre mythe de Dracula est enfin arrivée sur nos écrans après avoir mis ma patience à rude épreuve lors de sa sortie en salle en fin d'année dernière. Vivre avec un commerçant vissé à son magasin durant le mois de décembre rendant les sorties cinématographiques impossibles, j'ai dû sagement attendre 2026 et l'arrivée du film sur les plateformes pour enfin m'installer confortablement dans mon canapé avec une infusion aux fruits rouges pour rappeler la couleur du sang. Ce film possède une ambiance très particulière qui transporte le spectateur dans un univers sombre et malaisant dès les premières minutes à travers une atmosphère gothique, brutale et directe servie par un esthétisme visuel absolument magnifique. Ce que j'ai le plus apprécié dans cette adaptation, c’est qu'elle refuse catégoriquement de romantiser le personnage du vampire pour nous le présenter tel qu'il est décrit à l'origine, c'est-à-dire un être monstrueux qui prend ce qu'il veut par la force et qui se complaît dans le massacre. Il n’y a pas ici d’histoire d’amour déchu ni de dulcinée réincarnée à travers les âges pour adoucir son image, ce qui permet à l'œuvre de déployer une angoisse pure et particulièrement viscérale. Le drame, l'esthétisme léché, le sacrifice et la survie sont les maîtres mots de ce long-métrage que j'ai trouvé extrêmement touchant dans sa noirceur, notamment grâce à la performance éblouissante de Lily-Rose Depp dans le rôle de Ellen Hutter. C’est la toute première fois que je la voyais jouer à l'écran et elle apporte une fragilité ainsi qu'une intensité dramatique qui portent le film vers les sommets du genre. C’est, à mon sens, la seule adaptation récente que vous devez impérativement regarder car elle éclipse totalement les autres productions sorties sur le même thème pour s'imposer comme un pur chef-d’œuvre de l'épouvante.
Une claque cinématographique monumentale qui redonne enfin au vampire ses lettres de noblesse et sa terreur primitive.