Il doit être plus simple de dégoûter que de faire peur au cinéma (quand on n'a pas recours à la facilité du jumpscare, s'entend), à en croire l'espèce de crossover tenté par ce Nosferatu, qui mélange L'Exorciste (y compris dans le côté " sexy creep", avec notamment la scène finale -attention spoïler- où la femme du "héro" se fait draculée jusqu'au chant du cuck) au Dracula de Bram Stoker...
Exit cependant les effets bizarroïdes du film de Coppola, devenus kitch (s'ils ne l'étaient pas déjà en 1992) ; et surtout la coupe de cheveux en forme de coeur du Casanova aux dents pointues, qui aurait peut-être eue sa place dans Les Choristes, mais qui fait ici l'effet d'une gousse d'ail sur un vampire ; quand bien même Ruggero Raimondi l'arborait-il en Don Juan...
Ainsi que la musique de Kilar (le bien nommé) hélas, quoiqu'il y soit habilement fait allusion.