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le 5 janv. 2023
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En compétition au dernier Festival de Cannes, Nostalgia a mis en lumière Mario Martone, un réalisateur italien peu connu en dehors de son pays, mais qui aligne néanmoins les longs métrages depuis...
Après plusieurs décennies vécues loin de Naples, Felice (Pierfrancesco Favino, le Traître de Bellochio) revient en étranger dans sa ville natale. Nostalgia paradoxale que celle éprouvée à l’endroit même auquel croit appartenir ce fils prodigue, prophète en un autre pays, converti à d’autres coutumes, d’autres croyances. Hélas, loin d’en faire éprouver toutes les nuances, Mario Martone utilise la nostalgie comme un artifice scénaristique, transformant Felice en guide touristique de son propre passé, qui apparaît d’ailleurs à l’écran rétréci, enfermé dans un cadre réducteur. Car, il fallait s’en douter, le geste n’est pas gratuit. Les souvenirs de Felice dissimulent bien des secrets et un ennemi intime, faux frère décidé à l’entraîner dans un duel à distance cousu de fil blanc. Le retour au passé se solde donc par un règlement de comptes, sans ouvrir de porte vers l’ailleurs, sans s’appesantir, ne serait-ce qu’un instant, sur la morose délectation des pensées nostalgiques. Certains titres sont des promesses qu’il faut tenir.
Créée
le 29 juil. 2026
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