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le 5 janv. 2023
SuivreLes ornières de la ville
En compétition au dernier Festival de Cannes, Nostalgia a mis en lumière Mario Martone, un réalisateur italien peu connu en dehors de son pays, mais qui aligne néanmoins les longs métrages depuis...
La ville de Naples m’a toujours attirée, son histoire mais et ses habitants m'inspirent. Mario Martone en est originaire et fait ressentir son attachement pour sa ville tout au long de ce film magnifique. Felice ( formidable Pierfrancesco Favino) revient dans sa ville natale après 40 ans d’exil en Égypte (dont Martone nous apprendra les raisons au cours du film) La nostalgie le suit, l’emporte; sa mère mourante ( magnifique scène de bain), et ses rencontres avec un prêtre anti- mafia ( inspiré par Don Antonio Loffredo), une jeunesse désœuvrée, un genre de père de substitution constituent les raisons qui l'entrainent. Mais il y a aussi son frère, son ami Oreste, devenu chef dangereux et inquiétant de la mafia locale que Feli' veut rencontrer malgré tout, convaincu que cette amitié dure encore. On comprendra vite comment finit le film, ce qui le rend d’autant plus nostalgique ( celleux qui ne le sont pas, passez votre chemin) envoûtant et d’un suspense incroyable (comment en être autrement avec l’ombre des guetteurs surveillant la ville?). Mario Martone a su créer une atmosphère étrange, faite de mélancolie et de violence sourde. Il aurait mérité son 10 étoiles si il n’y avait pas eu la scène du punching-ball ( qui ne sert à rien, vu et revue ) et on aurait aimé en savoir plus sur Oreste et son cheminement. Les flashbacks ne le permettent pas et c’est dommage.
Créée
le 29 juil. 2025
Critique lue 8 fois
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