Pour les personnes qui se demanderaient encore ce qu'est le "mâle gaze", ce film en est l'illustration. On y suit Marta, héroïne dont on a bien du mal à s'attacher. Si le triangle amoureux pouvait au début promettre une intrigue intéressante-surtout avec les beaux décors des asturies- il n'en est rien. Vous n'y trouverez aucune évasion. Une histoire plate comme la palette d'émotions de l'écriture. L'interview du réalisateur (sur arte) nous confirme qu'il n'a pas réfléchi à la profondeur des dialogues ni a la direction à donner aux acteurs et actrices qui semblent se débrouiller avec ce qu'ils ont reçu. A la place des paysages, des gros plans de fesses et de seins, de pénis, et des décolleté, des scènes d'amitié aux conversations futiles et inintéressantes (ce que le réalisateur s'imagine être des bavardages entre copines) alors qu'on pouvait y developper un travail sur la psychologie de l'infidélité féminine. Et les émotions ? Et les doutes ? Et l'éthique? On ne perçoit, dans les innombrables silences, aucune nuance de ces étapes traversées par les héros de l'intrigue. Seul le vide et l'ignorance de l'écriture... J'espère que l'actrice qui a 25 ans de moins que le réalisateur, n'a pas été malmenée.