J'ai été très touché par Notre Monde, qui donne une voix à une génération oubliée.
Un film saisissant , surtout à une époque où le conflit pour l'indépendance du Kosovo est illustrée comme une lutte contre un ennemi qui souhaite les détruire. C'est un hurlement d'une génération oubliée, perdu dans les méandres de la violence qui résonne d'autant plus fort aujourd'hui.
Ce récit poignant de cette génération se construit comme un film de coming of age, alors que ces jeunes cherchent à se définir dans un monde changeant.
Les gros plans sur les visages et les expressions des acteurs permettent au public de s'immerger complètement dans l'univers des personnages, renforçant ainsi l'authenticité et l'intensité émotionnelle du récit.
La cinéaste s'est inspirée de sa propre histoire familiale et d'images d'archives allant des années 1980 à 2005 pour élaborer l'intrigue. Cela permet d’encrer son récit dans le réel et d’aller encore plus loin !
Pour conclure, son premier film n’est pas sans rappeler le cinéma d’Andrea Arnold et de son immense long métrage American Honey.