Après ce premier opus qui annonçait une suite plutôt épicée, le très attendu Nymphomaniac deuxième du nom m'a déçu. Tout simplement, ni mauvais, ni fou, notre cher petit Lars nous sert une soupe de moule tiède et faussement mal-pensante. On ne peut pourtant pas dire là qu'il s'agisse d'un mauvais film, bien au contraire. Tous les ingrédients sont là, scénario original, répliques osées, dialogues très réalistes et casting pour le moins surprenant. On note par exemple la présence plus que surprenante de Shia Labeouf, que l'on avait déjà vu dans le célèbre Transformers, blockbuster plutôt pauvre et consensuel comparé au grand et très controversé Lars Von Trier. Ce cher Shia m'a beaucoup surprise en montrant un jeu d'acteur cette fois-ci témoignant de ses réels talents d'acteurs. Sans oublier Charlotte Gainsbourg qui malgré son statut de "fille de" nous offre un jeu excellent. Et enfin Jamie Bell, acteur du petit Billy Elliot. Jamie a bien grandi et nous fait peur au milieu de ses coups de cravache et de son air détaché et cruel.
Éloge faite, passons à la critique en commençant par la fin ou "comment détruire un personnage intéressant en un coup de queue". Sans mentir, je m'étais attaché à ce petit pépère bedonnant et érudit. Un personnage intéressant et mystérieux qui nous semblait être un refuge pour Joe et pour notre espoir qu'il reste encore des êtres purs sur cette planète, et ben non Hahaaa une fois de plus Satan a investi le caleçon d'un ange... Une fois encore l'homme, aussi valeureux soit-il, n'a put résister à l'appel de la fouffe. Quel message entendre là derrière ? Tous les hommes sont des pénis sans exception ? Et là BAM discours féministe à la "ah ouais toutes les femmes qui aiment le sexe c'est des putes et les hommes qui aiment le sexe eh ben c'est des Don Juan !". Eh bien, bien que je partage un peu ce genre d'idée, le fait que ce film si prometteur nous véhicule un tel message maintes fois rabâché m'a légèrement donné envie de verser une larme de "Nan Lars, là t'as pas le droit de me faire ça". Ayant vu le premier Nymphomaniac qui annonçait son petit frère comme on déplie un plan de guerre, je m'attendais à un message beaucoup plus vaste et plus métaphysique que ce petit bout de discours pseudo féministe...
Si on fait l'impasse sur la volonté habituelle de provocation parfois un peu agaçante (parce qu'elle ne rime à rien Antéchrist en est un bon exemple), son effet demi-molle et son discours tiède, c'est un bon film. Sans aucun doute, une esthétique différente et réussie et un scénario pour une fois ficelé dans une chronologie linéaire agréable à suivre.

Voilà, je n'ai rien à ajouter.
frinx
6
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le 20 févr. 2014

Modifiée

le 1 mars 2014

Critique lue 293 fois

frinx

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