Ce film m'a fait à peu près le même effet que les récents Barbare et Longlegs. A savoir une première partie en immersion totale dans une atmosphère maîtrisée avec une tension sous jacente du meilleur effet. Et dans le cas de ce Oddity, avec une bande sonore omniprésente ce qui est une qualité rare qui se perd. Pour un film d'ambiance, c'est ultra important!
Jusque là, j'aurais pu mettre 2 ou 3 points de plus à ce film. Mais hélas, que ce soit pour Barbare, Longlegs et ici Oddity, on se confronte à l'éternel problème de ce genre de films qui fait appel de près ou de loin au surnaturel : la dernier acte où il faut conclure en conservant toute crédibilité.
Et à ce niveau, les trois films sombrent dans le ridicule (Barbare) ou dans un torpillage en règle de cette crédibilité (Longlegs et Oddity).
Parce que la justification de base de tout ce qu'on a vu jusque là est tellement tirée par les cheveux que c'est un véritable château de cartes qui s'effondre sur lui même.
Ainsi donc, on apprend que ce n'est pas un fou qui a tué la femme du perso principal, mais ce dernier. Pourquoi? Parce qu'il voulait la quitter et qu'elle l'aimait donc elle risquait d'en souffrir.
Logique imparable, que celui qui n'a jamais fait buter ses ex me jette la première pierre. Et le fou, lui, qui a buté sa propre mère, s'est juste précipité pour tenter de sauver la femme. Pourquoi? Parce que c'est comme ça.
Il faudra donc passer outre cette résolution d'intrigue très premier degré (je précise) pour profiter jusqu'au bout de tout ce que Oddity a mis en place jusque là et qui, il est vrai, est vraiment excellent (et que j'adore). Mais c'est compliqué, quand même.