Je ne comprendrai jamais ce besoin pathologique qu'ont les français de revisiter le titre des films étrangers parce que, soyons sérieux 2 minutes, Oeil pour oeil ? pas le plus petit rapport avec le titre original bien plus adapté au contenu de cette production.
S'il n'y avait que ça à reprocher au film, mais pour souligner la vacuité de cet étron intersidéral, on a droit à tout et n'importe quoi : un gentil flic alcoolique borderline qui se fout littéralement des règles et dont le travail d'enquêteur en 1 heure 47 minutes tiendra en un interrogatoire musclé (c'est même pas lui qui fait parler le gars) et une recherche d'informations sur un ordinateur (c'est même pas lui qui tape sur le clavier), quelques scènes de baston pour bien montrer qu'il faut pas le faire chier et qu'il excelle dans les arts martiaux (et encore), face à lui, un vilain-méchant-pas beau trafiquant d'armes et qui, oh ! comme par hasard, est lui aussi un adepte d'arts martiaux (bah ouais, n'est pas David Carradine qui veut) et enfin, une très belle femme qu'il ne connait pas mais avec qui, par la suite, il a une relation floue et pas du tout crédible.
Ne parlons même pas de ces collègues qui sont là pour la gallerie et un supérieur (avec qui il ne s'entend pas, bien évidemment) qui est un stéréotype à lui tout seul. Même son ex-femme et sa fille ne sont là que pour agrémenter le décor et le semblant d'histoire, expliquant ainsi qu'il a la vie de monsieur tout le monde mais sans approfondir pourquoi il ne vit plus avec elles. Quant au scénar, il doit tenir sur un timbre poste tant il est baclé, truffé de tellement de trous et d'incohérences qu'on le croirait écrit par un enfant de 7 ans.
Bref, le gentil qui, à lui tout seul, défonce la gueule de tous les méchants qu'il croise à grands renforts de coups de pied retournés, ça pouvait le faire dans les années 80 et nous laisser bouche bée quand on était gamin. Aujourd'hui, c'est juste risible.