Dès les premières minutes, Park Chan-wook installe une atmosphère à la fois mystérieuse et étouffante. La caméra, toujours précise, épouse la tension du personnage principal : O Dae-su, enfermé pendant 15 ans sans savoir pourquoi.
Chaque révélation sur le personnage principal est une claque pour le spectateur.
La mise en scène alterne entre une rigueur géométrique et des éclats de violence chorégraphiés comme des ballets.
L’une des scènes les plus célèbres — le plan-séquence du couloir à la massue — est aujourd’hui mythique : un combat brut, sans coupe visible, filmé latéralement, qui résume à lui seul l’énergie du cinéma coréen des années 2000.
Park Chan-wook transforme chaque plan en tableau : les couleurs, la lumière, les cadrages contribuent à une esthétique à la fois stylisée et symbolique. Le film ne se contente pas de raconter une histoire, il fait ressentir la vengeance dans sa chair.