Je connais assez peu le cinéma thaïlandais, du moins en dehors de ses films d'horreur. D'ailleurs, le réalisateur Banjong Pisanthanakun est assez connu pour ce genre, et pourtant, avec One Day, il signe une romance qui fonctionne à merveille.
On y suit Denchai, un employé de bureau aussi discret qu’oubliable, secrètement amoureux de la pétillante Nui.
Lors d’un voyage d’entreprise à Hokkaido, le destin lui offre un cadeau aussi cruel que magique : un jour où Nui, victime d’une amnésie temporaire, oublie tout… et où Denchai peut enfin être l’homme de ses rêves. Juste pour quelques heures volées.
Sur le papier, on pourrait craindre une romance clichée avec un héros un peu creepy – parce que soyons honnêtes, Denchai est un giga stalker. Mais là où le film aurait pu basculer dans le malaise, il prend une direction bien plus subtile et touchante. One Day ne se contente pas d’exploiter le fantasme du type invisible qui devient, l’espace d’un instant, l’homme parfait. Il parle surtout de solitude, de l’illusion du bonheur, et de la beauté des instants éphémères.
Et visuellement… quel régal ! En grand amateur de paysages enneigés, j’ai été royalement servi!
Au final, j’ai clairement eu les yeux humides à plusieurs reprises devant ce film. Je le recommande vraiment.