"les bus et les femmes, on ne les arrête pas quand ils sont partis" c'est la phrase que dit la grand-mère à son petit fils chagriné d'un amour enfui. Grand mère qui fugue pour attendre son mari qui est mort depuis longtemps. Grand mère que toute la famille cherche dans la bourgade; grand mère assise la plupart du temps qui attend et regarde dehors. Cette grand mère et la musique sont les deux points d'orgue de ce film banal d'histoire d'amour. Elle et Lui se sont rencontrés dans le cadre du travail, il est ingénieur du son et elle est animatrice radio. Beaucoup de scènes se passent lors d'enregistrements des bruits de la nature, il n'y a donc pas de dialogue que du son et c'est ainsi que leur amour va naître. Ils vont s'aimer et se séparer. La femme le quitte...
C'est tout ? - Eh ben oui c'est tout...
Tout est dans le rien, peu d'échanges, pas de cri...
Les saisons qui passent et nous spectateurs nous ressentons cet amour, ce désamour, ce chagrin de l'homme abandonné...
c'est le cinquième film que je vois de Hur Jin-Ho. Je crois qu'il n'y a pas de gros plans, les personnages sont filmés à distance, parfois on aurait envie d'être plus près d'eux. En même temps cela nous évite la position de voyeur et nous propose celle d'observateur..
Ce que j'aime bien dans ces films des années 2000, c'est qu'il me permet de voir des acteurs à leurs débuts, ainsi Yoo Ji-Tae 25 ans dans ce film est attendrissant..