Le point de départ du film est plutot intéressant ; une jeune femme tente de se reconstruire après une expérience traumatisante. On perçoit une certaine ambiguïté chez Mary qui présente aussi bien le profil de victime que celui de bourreau ou du moins complice de celui-ci. Un trait renforcé par sa schizophrénie et les nombreuses hallucinations dont elle est en proie et il y avait là un vrai potentiel à creuser ce que ne fait hélas pas Open 24 Hours. La suite de l’histoire emprunte en effet la voie facile du film d’horreur lambda avec un tueur à qui il ne manque que le crochet pour ressembler à celui de Souviens-toi l’été dernier. Ne reste alors plus qu’à massacrer et empiler les victimes dans la plus grande indifférence des spectateurs.