Andrew Cumming signe un premier film qui ne manque pas d’originalité pour son contexte. Située au paléolithique, l’intrigue horrifique est entièrement parlée dans un dialecte inventé à base de sonorités de langues anciennes arabes. De cette nature fictive, la diction apparaît souvent récitée, et les prestations moyennes des acteurs n’aident pas à convaincre. On y suit une tribu d’hommes préhistoriques qui débarque sur une nouvelle terre et se fait chasser et décimer par une créature. C’est grossièrement un survival version âge de pierre, avec des morts plutôt graphiques. Les captations des paysages primitifs d’Écosse confèrent au long-métrage une atmosphère austère et sauvage, adéquate à l'époque. Lorsqu'ils évoluent dans la forêt brumeuse, la lenteur du montage et les grognements invisibles apportent une aura inquiétante. Le sound design est également en ce sens, principalement axé sur les sonorités d’instruments à vent qui sont aussi menaçantes qu'envoûtantes, et intégrant également des percussions de bois au rendu tribal angoissant. Le scénario joue beaucoup sur ce ressenti sonore, qui devient plus synthétique à mesure que les phénomènes naturels se font plus étranges. Sa durée (1h25) en fait un visionnage direct, avec des cadavres, une chasse et un affrontement, qui se distinguent de par la pseudo-reconstitution de cette ère quaternaire.