Arf, mauvaise pioche pour moi avec The Outsiders: The Complete Novel.
Il va vraiment falloir que je me fasse une rétrospective de Francis Ford Coppola, parce que même si pour moi Apocalypse Now est un chef-d’œuvre incontestable et que j’ai un bon souvenir de son Dracula et de son conversation secrete (les 2 a revoir car ça fait bien plus d'une décennies que je ne l'ai pas vue), j’ai l'impression d'avoir du mal avec le reste de sa filmo, déjà que j'ai été légèrement déçu par le parrain 1...pas taper s'il vous plaît 🙏(pas encore vu les 2autres) je suis encore bien plus déçu de celui-ci…
Ici, j’ai vraiment eu du mal à entrer dans le film. On est clairement sur un mélo très appuyé avec une musique rock'n'roll plaisante mais souvent trop présente et pas toujours bien placée.
La musique de certaines scènes, comme lors du discours de Soda avec ses frères à la fin, m'a complètement sorti du film car elle en rajoute inutilement et ne m'a pas plu.
Le vrai problème pour moi, c’est le personnage de Ponyboy porté par C. Thomas Howell.
Je comprends totalement l’intention d'en faire une figure sensible ( en décalage avec la violence des Greasers), d'en faire une sorte de lumière coincée dans un environnement brutal.
Le problème c’est que son jeu (censé traduire cette sensibilité) ne fonctionne pas sur moi. Je le trouve trop appuyé, pas naturel et comme Coppola lui fait porter tout le film sur ses épaules, ça m’a complètement empêché de m’impliquer émotionnellement dans son arc.
C’est d’autant plus dommage que le fond est très intéressant.
Le film parle clairement de déterminisme social, d’identité, de jeunesse sacrifiée, de cette violence héritée qui enferme les personnages dans des rôles (Greasers vs Socs).
Ponyboy et Johnny sont présentés comme des “âmes en or”, des gamins qui auraient pu être autre chose si le contexte leur en avait laissé la possibilité.
J'ai aimé aussi que le film prend un chemin positif concernant ce fond tragique, que le déterminisme sociale n'est pas forcément une fatalité : Johnny, ponyboy et dallas sauvent des enfants, deviennent des héros. Au début du métrage johnny voulait mourir car il était malheureux, à la fin il meurt finalement apaisé en ayant donné un sens à sa vie, et transmet à Ponyboy ce fameux “stay gold”.
Quand a ponyboy il est acquitté lors de son procès, il est reconnu comme quelqu’un de bien (même Randy des Socs vient lui parler a coeur ouvert), et la fin avec ses 2 frères laisse penser que ponyboy peut enfin avancer et va enfin vivre cette jeunesse qui correspond à sa sensibilité, à son "gold"
Cependant tout n'est pas rose, il était trop tard pour que Dallas voit la lumière, pour qu'il s'en sorte, il finit par foncer vers sa propre mort.
J'ai vraiment aimé ce fond mais hélas il est dilué dans une forme trop appuyée, trop mélo, à laquelle je n'ai pas été réceptif pour ce film (alors que dans d'autres films je peux l'être complètement)
Le reste du casting (Tom Cruise, Patrick Swayze, rob lowe, Matt Dillon…) est intéressant à voir rétrospectivement, mais je n’ai pas trouvé les performances particulièrement marquantes. On sent le potentiel mais il n’est pas pleinement exploité. Ça donne un peu l’impression d’un gâchis de casting de luxe encore en gestation.
En dehors du fond, Il y a d'autres très belles choses dans le métrage : visuellement, certains plans sont superbes (les couchers de soleil notamment, les lumières...)
Bref, un 4/10 pour moi : je comprends ce que le film veut faire, j’en vois certaines qualités, mais le jeux d'acteurs, certaines musiques, le rythme et pleins d'autres choses m’ont complètement empêché d’y adhérer, je n'ai pas été embarqué