Over/under est une déferlante de souvenirs, l'album vidéo de Violette et Stella, deux jeunes amies qui passent les vacances ensemble et les rentrées seules. Deux jeunes filles de 9 ans qu'on suivra jusqu'à leur 13 ans et qu'on verra petit à petit s'immerger dans l'adolescence. Vivant les mêmes épreuves et s'épaulant quand elles le peuvent, ce sera bien souvent de leur côté et donc sans bouée que nos deux héroïnes devront surmonter leurs questionnements, leurs inquiétudes et leurs doutes.
Magnifiquement interprété, réaliste et plutôt cru, le film n’hésite pas à évoquer des sujets compliqués, sans jamais tomber dans le pathos, ce grâce à une mise en scène distante du monde adulte, tout en simplicité et en subtilité.
On est très vite emporté par le réalisme du film qui dégage un parfum de vrai. Comme si, derrière le film se cachait une écume de vraisemblable, une traînée d’éléments tellement spécifiques qu’on ne peut pas croire à une histoire inventée… Et pour cause, ce trésor de souvenirs qui nous est offert n’est autre que celui de la réalisatrice ( Sophia Silve ) et de la scénariste ( Sianni Rosenstock ) amis de longue date qui nous partagent leur expérience et immortalisent leur enfance à travers Over/under (pour l’anecdote : la réalisatrice serait plus violette, tandis que la scénariste serait plus Stella)
Au final, voir Over/under a été pour moi aussi rafraîchissant que de jouer avec les vagues.
Une ode à l’enfance et à l’innocence qui nous murmure de ne pas grandir trop vite. Un agréable embrun léger caressant la peau et qui fait du bien dans un festival débordant de films d’enfants contraints à grandir trop vite.