Troisième volet des aventures du célèbre ours amateur de marmelade, Paddington au Pérou peine à retrouver le charme des précédents films. En quittant Londres pour l’Amérique du Sud, l’histoire délaisse ce qui faisait une grande partie de son attrait : l’ambiance chaleureuse et typiquement britannique qui contrastait si bien avec les péripéties de Paddington.
Cette fois, l’intrigue s’oriente davantage vers le film d’aventure que vers la comédie familiale, ce qui change l’équilibre de la saga. L’humour, moins présent, laisse place à une quête plus sérieuse sur les origines de l’ours, au détriment du thème central de la famille qui faisait la force des opus précédents. Antonio Banderas remplace Hugh Grant dans le rôle du méchant, mais son personnage manque de mordant : trop loufoque, trop tendre, il ne parvient pas à marquer les esprits comme ses prédécesseurs.
Si certaines scènes conservent la magie de Paddington, notamment grâce à son animation impeccable et à quelques moments attendrissants, la fin bascule dans un registre trop imaginaire, rendant l’ensemble moins convaincant. Un épisode qui divertit, mais qui perd en émotion et en originalité.