Dans la longue et inégale carrière d'Edouard Molinaro, je découvre par hasard ce film peu diffusé en pensant tomber sur la série de JM Ribes. Passons.
Donc, un film des 80's avec Brasseur dans la force de l'âge et Auteuil juste avant "Jean de Florette" et le reste.
Ca commence dans le n'imp historique le plus complet, avec Auteuil qui débarque le 6 juin sous l'uniforme anglais, entouré d'Américains dont 1 noir avec un Bazooka.
NB : les Anglais et les Ricains ont débarqué chacun sur leurs plages et sans soldats noirs (qui, à l'époque, dans l'armée US ultra-majoritairement creusaient les latrines et portaient les caisses), mais bon. On est chez Enzo G. Castellari mais c'est pas grave.
Du coup, Auteuil se fait capturer (il fallait bien une raison) et envoyé en Allemagne où il retrouve son pianiste de grand frère, Brasseur prisonnier de guerre, qui coule des jours plutôt heureux entre son piano dans un grand hôtel et sa maîtresse teutonne qui le dirige.
On y croise aussi Castaldi, plutôt sobre, avant que ses têtards polluent les chaines hertziennes, pardon la TNT, et 2-3 autres Français de l'époque.
C'est aussi l'occasion de croiser d'excellents acteurs allemands, francophones, tels que Reinhard Kolldehoff (que vous avez croisé chez Oury ou Tati ou avec Bourvil) ou Joachim Hansen habitué (le pauvre) aux rôles d'Aryens à uniforme, gentils ou méchants.
Les comédiens font le taf et les Allemands parlent très bien Français, mais j'ai eu l'impression d'observer un film des 70's de la vague rétro un peu suranné, déjà.
Donc produit d'époque, propre et sans bavure mais qui manque de pep's sans doute faute à un scénar un peu trop tél et une mise en scène qui manque clairement d'un truc.
Pour les contemporains de ce cinéma 80's, entre téléfilm + (à la "Au bon beurre") et soirée souvenir. Ma mère devrait aimer.
Molinaro a fait (bien) mieux et pire. A vous de juger.