Je suis Josiane, 45 ans
Je dois être vraiment très influençable.
J'écoutais mon podcast préféré, Réalisé sans trucage, pour ne pas le citer, et plus précisément un épisode de Mise au point animé par Alexis Roux. Oui, je suis Josiane.
Cet épisode m'a donné envie de revoir Panic Room, notamment pour redécouvrir ce fameux vrai-faux plan-séquence que le podcast décortique avec passion.
Avec Panic Room, David Fincher prouve une nouvelle fois qu'il est un immense metteur en scène. Il utilise les effets numériques d'une manière qu'on n'avait encore jamais vue, non pas pour impressionner gratuitement, mais pour offrir à sa caméra une liberté vertigineuse. La plongée à travers la serrure est devenue emblématique, tout comme ce passage au travers de l'anse d'une cafetière. Des mouvements impossibles qui, loin d'être de simples démonstrations techniques, renforcent en permanence la tension et l'impression que la caméra peut se faufiler partout.
Le casting est tout aussi remarquable. Jared Leto est au sommet de son art. À mon sens, il ne retrouvera plus jamais ce niveau par la suite. Son Junior est imprévisible et parfaitement crédible. À ses côtés, Forest Whitaker livre une prestation tout en retenue, donnant à son personnage une profondeur inattendue. Et quel plaisir de découvrir une Kristen Stewart de seulement onze ans, déjà impeccable face à une Jodie Foster, comme toujours, irréprochable.
Mais ce qui me restera de Panic Room, c'est avant tout son atmosphère. Fincher transforme cette immense maison en une véritable prison où chaque couloir, chaque porte et chaque recoin deviennent une source d'angoisse. Les séquences claustrophobiques sont d'une efficacité redoutable, mais ce sont surtout les grésillements des néons qui m'ont marqué. Ce détail sonore, omniprésent, donne l'impression que la maison est vivante, presque hostile.
Alors, je ne suis peut-être pas aussi influençable que ça. J'avais déjà aimé le film lors de mon premier visionnage, et je l'ai encore davantage apprécié au second.
À lui seul, ce travail sur le son suffit à faire monter la tension et participe à faire de Panic Room un thriller aussi élégant qu'oppressant.