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le 30 juil. 2015
SuivreA l'intérieur.
Difficile de faire mieux quand on a balancé à la face des spectateurs des uppercuts aussi puissants et définitifs que Seven et Fight Club. David Fincher en fera un peu les frais en 2002 en accouchant...
Je dois bien l'admettre, je n'ai que peu de souvenirs de la filmographie de David Fincher. J'ai regardé la plupart de ses films au tout début de ma cinéphilie ; comme beaucoup, "Fight Club" et "Seven" ont fait partie de mes films préférés mais celui-là a toujours occupé une place particulière. Mais, de même, je n'en n'avais que très peu de souvenirs, sinon d'avoir adoré. Et étant donné qu'il fait partie de ses films les plus dépréciés, j'ai eu envie de me rafraichir la mémoire et... il fait toujours bel et bien partie de mes Fincher préférés !
Pourtant, nous sommes loin d'un thriller à l'histoire alambiquée et captivante à la "Seven", ici, c'est "juste" un huis clos avec une mère et sa fille enfermées dans une "panic room", face à des cambrioleurs qui tentent de la forcer. Mais huis clos n'est pas nécessairement synonyme d'ennui, au contraire, lorsque c'est bien maitrisé, c'est un genre passionnant et que j'affectionne d'ailleurs beaucoup. Mais bon, je triche un peu en parlant de huis clos car si beaucoup de scènes se déroulent entre les quatre murs de la "panic room", beaucoup d'entre elles se déroulent également dans la maison, du point de vue des cambrioleurs.
Et on se demande d'ailleurs comment David Koepp, le scénariste, va parvenir à remplir un peu moins de deux heures avec des personnages qui tentent de s'introduire dans une pièce. Alors ça passe par quelques incohérences (notamment la rencontre avec la police puisqu'elle aurait pu leur parler directement, les cambrioleurs n'ayant pas le son mais en même temps, le film se serait terminé ici) mais surtout par des scènes de tension intenses qui fonctionnent toujours aussi bien sur moi ! Tension d'ailleurs soulignée évidemment par la mise en scène réglée comme sur du papier à musique dont seul Fincher a le secret.
On reconnait d'ailleurs ici bien son style, il réutilise ses "plans impossibles" à la "Fight Club", notamment lorsque la caméra effectue des travellings en traversant des barreaux, des anses de tasses ou des serrures de portes. C'est évidemment réalisé en partie grâce à des effets numériques mais qui n'ont étonnamment pas bougés. Alors évidemment, on voit que c'est numérique mais c'est très propre. Et puis ce style de mise en scène apporte une certaine fluidité tout en donnant l'impression au spectateur d'avoir le contrôle sur l'environnement qu'il voit, ce qui est très important dans un huis clos.
Et puis le film ne tiendrait pas non plus sans l'investissement des acteurs, qui sont tous très bons, notamment Jodie Foster, Forest Whitaker, Jared Leto et puis la toute jeune Kristen Stewart.
Bref, j'ai été ravi de retenter l'expérience "Panic Room" qui fonctionne toujours aussi bien sur moi !
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Créée
le 25 mars 2026
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le 30 juil. 2015
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