J'ai visionné ce film, par curiosité. Au final, je trouve que ce film (sorti en 2013 en France), est une synthèse remarquable de l'évolution de notre société d'aujourd'hui. En effet, j'avais lu les critiques du film à sa sortie (par exemple un article du Monde (https://www.lemonde.fr/culture/article/2013/10/01/papa-vient-dimanche-un-pere-divorce-face-au-mepris-et-a-la-corruption_3487565_3246.html) titré "Un Père divorcé face au mépris et à la corruption". En 2026, il serait improbable d'avoir la même lecture de l'histoire. Attention Spoiler : le père est quand même un sacré crevard de pervers narcissique, alternant insultes à l'encontre de son ancienne femme et supplication pour revire ensemble. Aujourd'hui, nous pouvons comprendre la forme de "lassitude" de l'ex-femme vis-à-vis du père de sa fille : lutter ne sert à rien, il faut fuir... Contrairement aux critiques de l'époque que j'ai pu lire, plus le film avance plus l'empathie pour le père se transforme en mépris. Classique du pervers narcissique : accuser la Juge d'être corrompue car il a perdu ses droits parentaux, niant toute remise en cause de son propre comportement.
Je ne sais pas qu'elles étaient les réelles intentions initiales du réalisateur, mais ce film vu en 2026 fait froid dans le dos car il décrit parfaitement ce que peut être la vie avec un pervers narcissique. Juste pour ajuster mes propos : un pervers narcissique n'est pas l'apanage de l'homme, des femmes peuvent très bien souffrir des mêmes pathologies psychiques. Quelque soit son sexe, un pervers narcissique est à fuir, loin, le plus loin possible, car de guérison me semble peu probable.
Bonne Séance Cinématographique !