La récente restauration du <i>Mépris</i> de Godard a permis de ressortir deux courts-métrages de Jacques Rozier conçus autour du film, qui lui font office de making-of de luxe - dont ce <i>Paparazzi</i>, qui se penche sur la relation des photographes avec Bardot durant le tournage, sonne déjà un peu creux. Si l’on admire l’investissement et les idées (de montage notamment) émaillant ce qui pourrait n’être qu’un simple reportage, il y a quelque chose d’un peu dérisoire et de stérile à déployer tant de virtuosité alors qu’on a si peu à dire. Le regard du film, sous ses airs réflexifs et intellectuels (collages, différentes voix-off), s’avère passablement docile et complaisant à l’égard de Bardot, peinte en petite victime traquée, sans jamais interroger jusqu’au bout la manière dont la comédienne a construit sa carrière sur le jeu et la vente de sa propre image. On peut reconnaître l’intérêt, cela dit, d’avoir donné à voir la vie modeste, et à entendre la voix, des paparazzis honnis.
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