La nouvelle muse écolo de Neil Young filme la nature, Neil Young & The Promise of the Real grimés en muchachos ou en cow-boys selon l'inspiration, la faune et les flingues, entre deux soli électrisants de Neil Young inspirés du Dead Man de Jim Jarmush et des jeux d'argent.Et puis pas grand chose d'autres si ce ne sont ces moments introspectifs et solitaires annonçant une ère chaotique parce que Mother Earth est en sale état.
D'inspiration naturaliste, complètement amateur et monté avec les pieds, Paradox est une bizarrerie effrayante parce que très premier degré. Daryl Hannah use de filtres instagram tout du long, ralenti et accélère le temps, c'est sans doute par ce procédé artistique douteux et les orages envoyés par la Old Black de Neil Young qu'elle souligne le caractère post-apocalyptique de ce western écolo (!).
Court mais finalement trop long, Paradox vaut pour ses instants électriques et quelques bons morceaux de Peace Trail (Show Me) et les fans de la première heure prendront plaisir à voir Oncle Neil dans ce qu'il a toujours été finalement : un loner en dehors du temps, discret mais à l'aura universelle, le regard vieilli mais hypnotisant, traînant sa rouille "qui ne dort jamais" d'un paysage à un autre, enchaînant les projets avec utopie et sincérité, croyant jusqu'au bout à ses idées quitte à se fourvoyer dans le navrant avec panache. Sur les archives en ligne pourquoi pas, mais Netflix, tu l'crois ça?