Sans l'élégance et la grande classe de Thérèse Liotard, j'aurais zappé ce navet (qui n'oublie pas d'arborer gauchement son gros navire et son globe terrestre en arrière-plan, il fallait au moins ça pour la Mostra de Venise).
Vincent Ladéglingue est toujours aussi beurk à regarder avec son teint cadavérique, sa coiffure en dessous de bras, ses yeux globuleux, ses lèvres inexistantes de vieillard précoce.
Luchini et Huppert ont vraiment l'air de se détester cordialement, il n'y a aucune alchimie entre eux à l'écran.
Les meilleures répliques ?
Peut-être celle de Luchini, avec sa diction particulière, dans un bar à cocktails pour clients ultrariches & ultrachiants :
"Ces gens sont si épouvantables que je trouve ça fascinant. Cette manière d'être odieux alors que c'est si facile de ne pas l'être. On dirait qu'ils n'ont pas du tout besoin d'être aimés. [...] Regardez ces CONS".
Ou celles de l'émission de blabla politique à la téloche :
"ça fait peur en effet. Parce que si ces hommes décident que la démocratie est un frein pour la logique du profit, ils n'hésiteront pas. Rappelez-vous Krupp, il n'a pas hésité, il a choisi le IIIe Reich.[...]
Une république des juges, c'est inquiétant aussi. On voit bien se dessiner aux Etats-Unis une dérive démocratique, qui pourrait aboutir à un totalitarisme démocratique." (Laurence Février)
"Je rappelle le titre de votre livre, "La Politique de l'Oubli". (Vincent Lindon)
=> Le cinéma de l'oubli