Certes, l'originalité du scénario est là, encore que cette femme-enfant fabriquée par un savant fou évoque immédiatement le Frankeinstein de Mary Shelley, sorti en 1818, ça ne date pas d'hier.
Le film est très esthétique, les plans sont soignés et l'univers féérique, voire poétique, est bien réalisé.
Mais l'histoire tourne très vite à la débauche sexuelle, les scènes s'enchainent et sont de plus en plus explicites, jusqu'à touner à l'écoeurement. Bella se transforme en marchandise sexuelle et elle semble y prendre un certain plaisir.
Je ne suis pas prude et il est évident que le cinéma regorge de films où le sexe coule à...(métaphore peu indiquée !).
L'oscarisée Emma Stone y est remarquable et on peut dire qu'elle s'y met à nu.
En revanche, ce qui me parait aux entournures dérangeant est le fait de savoir qu'elle a un cerveau d'enfant, avec des mots d'enfants, une confiance excessive envers les adultes et elle est clairement abusée par les hommes, à commencer par cet homme lubrique (j'ai oublié le nom de son personnage) qui l'arrache à son foyer où elle était promise à une union avec un jeune médecin respectable, avec le consentement de son créateur, pour en faire son esclave sexuelle.
Je ne sais pas si le réalisateur a voulu parler de la liberté sexuelle de la femme mais s'agissant d'un corps de femme avec un cerveau d'enfant, l'histoire de Bella est pour le moins dérangeante, voire choquante. Finalement, les yeux de Bella sont ceux d'une ingénue, qui ne voient pas le mal. Mais le "mâle" est bien là et n'a aucun scrupule à consommer cette jeune femme différente, candide et soumise à souhait.