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le 3 juin 2013
SuivreDemy fait peau (de)neuve
Revoir un film de son enfance, une légère peur au ventre... Peur d'être déçu, peur de ne plus aimer, peur d'être devenu un vieux con. Première surprise : je n'avais jamais vu Peau d'âne en entier...
Demy adapte un conte classique de Charles Perrault - on retrouve tous les thèmes que l'on connait, plus l'inceste tentateur, ce qui explique que Disney ait reculé devant son adaptation - avec une démarche qui se veut un hommage, voire une filiation à Cocteau (d'ailleurs cité clairement dans le film) : le style est "féérique dans le réalisme", renvoyant à "la Belle et la Bête", avec un monde crédible et des logiques réalistes, rationnelles dans le comportement quotidien des personnages, contrastant étrangement avec l'absence de réalisme historique (voir la célèbre arrivée du roi en hélicoptère !). Comme cet itinéraire d'une princesse allant d'un château à l'autre en passant par une cabane, nous parle de l'émancipation de la femme, puisque princesse et fée (Deneuve et Seyrig, toutes deux sublimes !) sont montrées, à l'image des féministes des années 70, comme totalement maîtresses de leur destin, "Peau d'Ane" est un film qui reste pertinent et vieillit bien.
[Critique écrite en 2005]
Créée
le 28 nov. 2014
Critique lue 583 fois
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