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SuivreRebours vers le futur
A l’idée commune qui voudrait qu’on voie défiler sa vie devant ses yeux lorsqu’on la quitte, Lee Chang-Dong répond par un dispositif singulier et tout à fait pertinent. Peppermint Candy retrace toute...
Le film s'ouvre sur un pique-nique d'anciens camarades de classe, retrouvés pour l'occasion, et par le suicide du personnage principal, s'aventurant au-delà du désespoir sur les rails d'un chemin de fer.
L'histoire se place donc à rebours, offrant dès les premières minutes son funeste dénouement et empêchant tout espoir. Retour en arrière, quelques mois plus tôt, pour nous livrer les premières pièces du puzzle, un puzzle que le spectateur ne pourra reconstituer qu'au fil des incessants retours en arrière de la narration.
Vingt années remontées à rebours pour comprendre ce geste dramatique, vingt années racontées à travers une dizaine de fragments de vie d'un homme qui passe progressivement d'un personnage antipathique à quelqu'un d'humain, de trop humain.
Peppermint Candy est un film injustement passé inaperçu. Une œuvre fantôme, presque dénuée de notoriété, alors que ses qualités en font l'un de ces films qui auraient mérité une Palme d'or et des dizaines de récompenses. Un chef-d'œuvre évident racontant les profondes métamorphoses d'un individu au rythme des bouleversements violents de son pays, la Corée.
Peppermint Candy est à voir absolument.
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Créée
le 9 mars 2011
Critique lue 902 fois
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le 26 août 2018
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