Un coin paisible des Vosges... enfin paisible, c'est vite dit... une jeune femme extravagante qui se fait voler sa voiture par des nudistes terroristes, qui va complètement chambouler la vie d'un capitaine de gendarmerie, lui-même qui était déjà affublé d'une famille pour le moins peu commune... Et, dans le même temps, il y a une reconstitution de la Seconde Guerre mondiale qui se prépare...
Oui, ce film avec un postulat complètement insolite a tout pour me plaire. Cette comédie romantique pas franchement conventionnelle (et c'est tant mieux !), au ton décalé, n'est pas sans faire penser à du Wes Anderson. Reste ce serait injuste de ne baser ce film que sur cette comparaison, certes flatteuse, mais qui passe à côté du fait qu'Erwan Le Duc pour son premier long a un style, tout ce qu'il y a de plus charmant, à lui.
J'ai apprécié cette incorporation de personnages barrés et de situations absurdes dans un cadre tout ce qu'il y a de plus réaliste (au passage, les paysages sont très beaux et le film n'hésite pas à nous le faire savoir pour le plus grand plaisir des yeux !). Oui, c'est ça le style Le Duc, en espérant que l'avenir laisse la possibilité d'en voir d'autres représentations. D'autant plus que les comédiens, en particulier Swann Arlaud et Maud Wyler, sont autant dans leur élément que des chamois grimpant des massifs montagneux.
Perdrix est réellement un film frais, amusant, surprenant, avec une proposition cinématographique intéressante. J'en veux plus. Je signe sans hésiter pour les prochains films du cinéaste.