6
61 critiques
As time goes by
Et oui, une époque où Kenneth Branagh ne réalisait pas que des adaptations de Shakespeare a bien existé. Et Peter's Friends en est la meilleure preuve. Peter's Friends, comme son nom l'indique, c'est...
le 11 nov. 2010
Voir le film
Étonnante trajectoire que celle de Kenneth Branagh. Jeune prodige issu de la Shakespeare Royal Company, il gardera longtemps cette relation au théâtre, étant acteur mais aussi réalisateur. D’ailleurs , la plupart de ses films réussis doivent beaucoup au vieux Bill : HENRY V, BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN et l’excellent HAMLET (à voir en version longue, qui lui donne tout le souffle épique du drame).
Il s’essaie au thriller, et s’en sort honnêtement avec DEAD AGAIN. Dernièrement, il s’est tourné vers les blockbusters (THOR comme réalisateur, et acteur chez Nollan dans DUNKERK).
Avec PETER’S FRIENDS, qui date de 1992, il s’essaie à un genre casse-gueule : le film de bandes de potes. Il y a des réussites dans ce genre très codifié : LES PETITS MOUCHOIRS (Canet),MES MEILLEURS COPAINS (de Poiré) ou LES COPAINS D’ABORD (de Lawrence Kasdan). Mais il y a aussi beaucoup de daubes.
Et là, il s’en sort haut la main. Pourquoi ? Parce qu’il joue subtilement avec la caméra. Capable de mouvements virevoltant sur des scènes où l’action se passe dans des échanges de paroles, il est aussi dans la subtilité avec des déplacements tout en douceur pour permettre à ses personnages des scènes tout en finesse (la merveilleuse scène du piano avec tout le monde qui finit par reprendre THE WAY YOU LOOK TONIGHT).
Les dialogues sont souvent au cordeau et c’est là que le théâtre fait sentir son influence (« Les adultes, ce sont juste des enfants qui ont des dettes », « S’il existe un Dieu, il ne doit pas souvent être au bureau »).
Les figures archétypales ne sont jamais caricaturales : on a le couple qui a du mal à faire le deuil d’un enfant décédé (avec un Hugh Laurie jeune mais parfait, déjà avec le cynisme housien qui pointe son nez), la femme qui cache son manque d’amour derrière une activité sexuelle débordante, la vieille fille frustrée (géniale idée que de donner ce rôle à sa femme de l’époque Emma Thompson, qui est une vraie beauté et est capable de jouer les nunuches de manière très posée), et parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, le mec qui a épousé une star hollywoodienne un poil has been avec qui il s’ennuie ferme, et ne sait pas exactement ce qui fait qu’ils restent encore ensemble.
Tout ceci ne serait rien sans l’exceptionnel Stephen Fry dans le rôle de Peter qui regroupe ses amis pour Noël et dont on découvre à la fin le pourquoi de cette réunion.
La bande son est géniale (du moins pour les quarantenaires) : Tina Turner, Queen, Springsteen, Pretenders, Cindy Lauper.
On peut ne pas entrer dans ce genre de film, mais si comme moi vous aimez ce genre de films, vous allez adorer, et je pense, entre deux éclats de rire (parce que oui, c’est drôle), que vous vous laisserez aller à une petite larme.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Le top 100
Créée
le 2 juil. 2020
Critique lue 175 fois
6
61 critiques
Et oui, une époque où Kenneth Branagh ne réalisait pas que des adaptations de Shakespeare a bien existé. Et Peter's Friends en est la meilleure preuve. Peter's Friends, comme son nom l'indique, c'est...
le 11 nov. 2010
8
1000 critiques
Peter Morton (Stephen Fry ) réunit pour le nouvel an dans le manoir qu'il vient d'avoir en héritage ses amis qu'il n' pas revu depuis 10 ans. Ils étaient tous dans la même troupe de théâtre mais ont...
le 1 sept. 2025
7
3208 critiques
"Il fut un temps où le film de potes était un genre en vogue, où les réalisateurs s'attachaient à capturer l'essence de l'amitié et de la jeunesse. Kenneth Branagh, alors auréolé de talent, s'est...
le 18 août 2025
7
854 critiques
On connaît l’humour en total décalage que nous propose habituellement le duo, à base de non-sens dans les dialogues, de dissonance dans les situations et de grotesque. Ici, même si on retrouve...
le 9 juil. 2020
5
854 critiques
Film très daté années 80. C’est un film sur les délires capillaires : Lambert a une coupe pétard jaune poussin affreuse, Adjani navigue entre brushing BCBG, coupe négligée, et iroquois. Les...
le 6 juil. 2020
9
854 critiques
Avec ce film, Denis Villeneuve nous offre plusieurs choses : un blockbuster intelligent (avec Nolan et Fincher, il est un de ceux qui ne cherchent pas forcément à flatter l’ado planqué derrière...
le 16 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème