C’est très étrange : un film très simple, mais qui fonctionne remarquablement bien.
Le personnage rentre dans sa maison d’enfance, au cœur de la campagne coréenne en plein hiver, sans prévenir personne, et on ignore pour combien de temps. Elle dit : “I came because I’m hungry. I’m really hungry.” On se demande alors si c’est une faim littérale… ou si elle traduit autre chose, plus profonde.
Bien que la mère soit absente à l’écran, elle devient présente à travers les autres personnages, les souvenirs, les silences… On se demande quand elle va apparaître, jusqu’à réaliser qu’elle ne viendra peut-être jamais.
C’est l’histoire d’une fuite d’une réalité, d’un retour aux racines, d’une tentative de retrouver ce qui a été perdu.
Adaptation coréenne d’un film japonais en deux parties, elle n’est ni moins bonne ni supérieure à l’original : chaque version laisse transparaitre avec justesse son style. Très épuré, calme, minimaliste, avec des sujets "tranches de vie" qui émergent subtilement + un aspect dramatique feutré mais présent. On peut revoir le film chaque année sans peine, et à chaque fois, on en ressort apaisé. Il y a quelque chose de méditatif dans le calme des détails, presque un petit côté ASMR.
Visuellement et auditivement, c’est un vrai plaisir. Les acteurs sont excellents, et tous les choix d'acteurs sont parfaits, et phrasé et sa voix coréenne de chacun s'accordent totalement dans le mood du film.
J'entends et je lis les critiques plus sévères, mais je lui donne 10 pour l'émotion qu'il m'a procuré et continue de me procurer à chaque visionnage.