Ayant été bouleversé par "Mother!", je me devais de me plonger dans la filmographie de Darren Aronofosky. Pour faire simple j'ai commencé par son premier, le fameux "Pi".
La première impression qui m'en ressort est que le film est assez lourd à digérer. On a à faire à un film schizophrénique très sombre de par son noir et blanc assez gras et surtout son sujet. On suit en fait un mathématicien obsédé par la recherche d'un nombre à 216 chiffres qui pourraient changer bien des choses dans le monde de la bourse ou dans la religion juive notamment. On le voit sombrer de jour en jour dans la folie, les médicaments, les hallucinations... Car oui les principales interrogations du film au delà de la quête de l'impossible en maths sont l'obsession donc mais aussi l'addiction ou la névrose. J'ai personnellement ressentis ces sentiments pendant mon visionnage. A la manière de Max Cohen j'ai été absorbé par les nombres, les spirales ou rectangles jusqu'à en voir partout dans les cadres. Si on fait attention rien n'est laissé au hasard, dans chaque plan il y a quelque chose qui rappelle un élément énoncé précédemment. Je pense que c'était bien évidemment voulu et c'est réussit. La tension est aussi présente à tout moment grâce à une mise en scène vraiment très dérangeante et dérangée même. La musique est dans le même esprit tout comme le jeu d'acteur de Sean Gulette que je ne connaissais pas mais qui m'a bluffé.
Après malheureusement il y a quelques interrogations que je n'ai pas pu élucider au premier visionnage. Notamment quand Max parle d'avoir regardé le soleil plusieurs fois dans le film. Je n'ai pas réussit à comprendre ce que cela fait au milieu de tout cela.
A part ça c'est du très bon, surtout quand on se dit que le film à été tourné pour un budget de moins de 100k$ et que Aronofosky avait seulement 26 ans. C'est vraiment énorme

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