Ping Pong Summer par Océane_Zerbini
Film de vacances nostalgique par excellence, "Ping-Pong Summer" bénéficie de tous les atouts pour faire revivre les 80's au cinéma. Avec sa bande-son (rendant d'ailleurs hommage à Adam Yauch des Beastie Boys, décédé il y a deux ans), ses excentricités vestimentaires et ses coiffures parfois improbables, Michael Tully convoque les souvenirs de ceux ayant vécu cette décennie.
Le problème étant que "Ping-Pong Summer" peine à éveiller l'intérêt en-dehors d'une poignée de scènes réussies. Excepté le meilleur ami noir de notre héros confronté au racisme, aucun personnage n'arrive à susciter une quelconque empathie tant ils sont tous joués de manière soit mollassonne soit totalement hystérique. En résulte une certaine antipathie même si l'on sent l'effort de Michael Tully de vouloir donner un peu d'épaisseur aux stéréotypes habituels, notamment avec son love-interest féminin un peu décalé.
En dépit de ses bonnes intentions, et malgré les apparitions trop brèves mais réjouissantes de Susan Sarandon et un cachet 80's agréable, "Ping-Pong Summer" échoue donc à faire passer le bon moment que l'on était en droit d'attendre. Surtout qu'à la base, le ping-pong, c'est quand même ultra-cool.