Dans Pink Moon, la réalisatrice nous plonge dans un drame intime où la mort est une décision mûrement réfléchie.
Jan, un père de famille en parfaite santé, annonce à ses enfants qu'il a choisi de mettre fin à sa vie. Une révélation qui déclenche une onde de choc chez sa fille Iris (interprétée avec une justesse bouleversante), qui oscille entre l'incompréhension et tentatives désespérées de le faire changer d’avis. Son frère Ivan, lui, adopte une posture plus pragmatique, respectant ce choix tout en organisant les préparatifs avec une rigueur presque administrative.
Au-delà de son sujet délicat, le film brille par l’excellence de son jeu d’acteur. Johan Leysen, dans le rôle du père, incarne avec une sobriété émouvante un homme déterminé, tandis que Julia Akkermans traduit avec finesse les tourments d’une fille face à l’impensable. Leur relation, entre amour et incompréhension, porte le film et nous entraîne dans une réflexion sur l’euthanasie volontaire.
Loin du mélodrame larmoyant, Pink Moon interroge la liberté de disposer de sa propre vie et les réactions contrastées des proches face à un tel choix. Malgré quelques longueurs, la justesse du propos et l’interprétation magistrale de ses acteurs en font un film à voir, ne serait-ce que pour l’intensité humaine qu’il dégage.