Sam Brenner perd en 1982 une compétition de jeux-vidéos mais est soutenu par Will Cooper. Trente ans plus tard, Sam est devenu installateur de matériel technologique là où Will est le président des Etats-Unis. Les deux continuent de se voir régulièrement et vont même devoir travailler ensemble, aux côtés de la ravissante Violet Van Patten, du gentil complotiste Ludlow et du terrible rival de Sam : Eddie Plant. Pourquoi cette équipe étrange s’allie ? Pour combattre une menace extra-terrestre qui a pris les jeux vidéos rétros pour une menace de guerre.
C’est un combat réel, à partir des plus célèbres jeux vidéos du début des années 80 qui va avoir lieu.
Disons le tout de suite, ce film se veut une comédie familiale avec de l’action, sans risque, sans tension, sans prise de tête et constamment dans la référence au rétro-gaming.
Si en soi l’idée est louable, le film est un record de bêtises, d’évidences scénaristiques et d’insultes à toute forme d’intelligence.
Posez votre cerveau et ne le regardez pas, car il vous juge déjà.
J’ai rarement vu un film tissé d’autant de fils blancs, avec autant de fusils de Tchekhov et aussi peu d’intelligences. Si le film parvient à offrir sa dose d’action et de relatif humour, le peu d’intérêt des personnages, le caractère juste bête de tout ce qui arrive ne peut empêcher d’être un brin gêné et de ne pas rire réellement ni de profiter du film.
C’est difficile à communiquer mais le défaut absolu du film est juste qu’il est bête : chaque scène est mal construite, chaque action des personnages paraît plus incompréhensible et idiote que la précédente et on voit vraiment les décisions des différents protagonistes n’avoir lieu que pour justifier de progresser dans un film où chaque scène est écrite non selon la cohérence interne mais bien selon un but pré-établi : le nerd doit gagner et pécho.
J’avoue surtout ne pas comprendre le public visé : est-ce qu’on excuse la bêtise du film en disant que c’est pour enfant ? Outre que ça soit très insultant pour nos chères têtes blondes, le propos étant volontairement rétro, ce film s’adresse plutôt aux trentenaires. Or j’ai un doute qu’on puisse à ce point mettre son cerveau de côté.
Entendons-nous bien, ce film a un côté réellement divertissant, mais au sens faible du terme (renoncer à toute réflexion, même minime). C’est vraiment dommage car tout est si mal construit, tout est si mal amené et tout est si caricatural et idiot qu’on ne peut que profiter des très bonnes références que les nostalgiques comme moi apprécieront, mais ne suffiront pas à justifier le film.