"Planète B" nous convie à suivre Julia et sa troupe de militants, contraints à l'exil d'une planète Terre à l'agonie, attirés par une énigmatique émission radio provenant d'un lointain corps céleste. Toutefois, cette expédition spatiale se transforme rapidement en une source de frustration. La réalisation de Aude Léa Rapin, malgré une quête apparente de sobriété, est notablement dépourvue de dynamisme et d'originalité sur le plan visuel, se reposant sur des environnements dépouillés qui suggèrent davantage une limitation de moyens qu'une véritable intention artistique. Les échanges verbaux, souvent empreints d'une gravité forcée, ne parviennent pas à conférer une réelle épaisseur à des figures stéréotypées, tandis que la performance collective, y compris celle d'Adèle Exarchopoulos en meneuse désabusée, est en deçà de l'engagement requis pour captiver l'audience.