Plus ça va, moins ça va… Effectivement plus le film avance, plus on perçoit ses faiblesses.


Prenez deux, trois bons acteurs, un décor situé sous le soleil méditerranéen, des figurantes peu vêtues (grand classique en cette fin des années 70 où la libération sexuelle se démocratisait) et nous obtenons ce résultat; plus que mitigé.


Le duo Carmet-Marielle, plus vrai que nature, parvient à sauver le film de la catégorie du navet ultime de l'époque. Leur complicité et leur immense talent d'acteur dramatico-comique reste toujours aussi jubilatoire à contempler. L'extraordinaire voix caverneuse de Monsieur Marielle me touche particulièrement.

Ecoute Freddie, c'est la première fois qu'j'aime vraiment une femme. Mais quand j'la vois je suis comme fou, j'ai envie de me rouler par terre.

Ou le running gag de Carmet :

Quelle journée…

Une intrigue foutraque sans réelle conclusion ni grand génie comique. L'enquête policière au sujet des mystérieux meurtres est reléguée au second plat très rapidement et l'intérêt du récit se concentre sur le coup de foudre amoureux de Marielle. Quelques bonnes scènes, car oui il y en a, entre les deux flics (Marielle et Carmet) sont assez hilarantes et certaines répliques sortent du lot. Néanmoins, ces scènes retombent toujours à plat laissant place à la suivante.


Le rythme incertain plombe le long métrage, et rend les 1h30 bien longuettes. C'est simple dès lors que l'on s'écarte de nos deux bons flics, l'ennui survient instantanément. Nous assistons donc à une succession de scénettes peu ou pas pertinentes, sans forcément de lien avec le fil conducteur.

Que viennent faire les indiens au milieu de l'histoire ?


Enfin, les rôles secondaires sont inintéressants et mal exploités tels que les personnages incarnés par Louis Jourdan et le jeune Niels Arestrup.

Le suicide du personnage de Jourdan est en soit suffisamment cinématographique et efficace, mais s'avère hors propos et bien loin du ton léger dégagé par le film. Cette scène arrive de nul part et paraît trop tragique.


En définitive, Plus ça va, moins ça va offre un divertissement étrange, limité et parfois insipide; malgré quelques "petits coups d'éclats" initiés par nos deux compères en tête d'affiche.


Rien de bien suffisant pour sauver l'ensemble.


Jeunes gens, vous pouvez passer votre chemin sans crainte.

Cinmax
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le 22 janv. 2024

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