"Poids léger", un titre approprié pour un film qui ne fait pas le poids. L'idée de départ, sans être originale, n'est pas mauvaise--un jeune écorché vif hanté par ses démons et qui cherche à changer de vie, ça pourrait faire penser à "De battre mon coeur s'est arrêté" (on y pense d'autant plus que dans les deux cas l'agent du changement est une femme vietnamienne). Malheureusement, n'est pas Jacques Audiard qui veut. Passé les vingt premières minutes, l'histoire se met à tourner en rond, et nous avons droit à une demi-douzaine de variantes de la même scène: Antoine se saoule, Antoine devient violent, Antoine part en courant. Il le fait au boulot, puis à la fête de sa copine, puis au mariage de sa soeur, ça va, on a compris.
Et bizarrement, après qu'on l'ait vu consciencieusement torpiller sa vie, voilà que dans les dix dernières minutes on le retrouve tout heureux et réconcilié avec sa copine. Un happy end téléphoné qui achève de décrédibiliser une histoire mal racontée.
Si je suis malgré tout indulgent, c'est pour les seconds rôles, Bernard Campan et Maï Anh Le en tête, qui prennent d'autant plus de relief que le personnage joué par Nicolas Duvauchelle est falot et finalement antipathique.