Comme beaucoup d’apprentis surfeurs, j’ai regardé ce film pleine d’espoir. Je comptais pouvoir visualiser les vagues et m’entraîner à pop up dans mon lit, comprendre le vocabulaire tel que « il faut passer la barre », « j’attends mon set » et ces sombres histoires de vent offshore. Sur ce point, je n’ai pas été déçue.
Et que serait le surf sans de beaux surfeurs ? J’ai aimé Bodhi, j’aime encore Keanu Reeves, et je bénis le paddle de nous offrir des dos aussi bien dessinés.
En revanche, je n’ai pas adhéré à ces histoires de braquage de banques. C’est ce qui m’a fait sortir du film… Pourquoi ces scènes de violence entre mes deux beaux gosses ? Je ne peux y voir qu’un refoulement tragique de leur volonté virulente d’être gays. Pourquoi une femme forte doit se faire secourir par un homme ?
Et ce qui m’a le plus frustrée, c’est que Bodhi n’a même pas surfé sur ce tsunami historique. On le voit tomber directement, et mourir. Alors oui c’est mieux que la prison, mais je comprends pas pourquoi il a préféré se crasher dans un tsunami plutôt que de prendre son hélicoptère pour aller au Portugal surfer nazaré tranquille. C’est pas logique