J'avais des appréhensions vu que je n'ai pas aimé les autres oeuvres du bonhomme pour le studio mais Pompoko m'a agréablement surpris.
Déjà, j'ai été étonné par le ton très adulte du film, je pense que ça doit être le film le plus compliqué à montrer à un enfant, on est presque à la frontière du faux documentaire avec voix off qui raconte l'histoire et son mélange vrai raton laveur et "faux tanuki".
C'est aussi un Ghibli où la mort est montrée frontalement à plusieurs reprises et de manière très froide.
Ensuite, j'ai trouvé très intéressant ce parallèle entre ces animaux qui voient leurs habitats se faire détruire et les communautés rurales qui n'ont pas d'autre choix que de s'habituer à la grande ville. Il y a vraiment plusieurs niveaux de lecture très intéressant dans ce film.
Enfin, j'ai été fasciné par l'omniprésence des testicules et l'utilisation facétieuse et incroyable qu'il en ai fait : deltaplane, tapis, grenouille géante, etc... j'en passe mais je n'ai jamais vu une paire de boule autant mise en avant. Ca m'a arraché quelques sourires et moults soufflement de nez.
Je tiens à dire que quelque chose de plutôt bienvenue car, comme je l'ai dit plus haut, le film a un ton très adulte et assez déprimant parfois ( une phrase, prononcé sur le ton de l'humour pourtant, m'a beaucoup marqué :
lorsque les tanukis se font écraser sur la route, l'un d'eux relève la tête et dit " On dirait bien qu'après tout, on ne peut pas gagner contre l'humain"
).
Le film se termine quand même une petite note d'espoir, en la badigeonnant quand même avec un peu d'amertume.
Je recommande chaudement.