Avec "Pompoko", le Studio Ghibli nous livre une œuvre simple mais efficace. Graphismes basiques, musique sans saveur, scénario faiblard... et pourtant on se fend la poire. Verdict...
Les enfants de la télé qui ont goûté, dans les années 80, aux "Ranma 1/2", Le collège fou fou fou" et autres réjouissances du même genre, apprécieront l'humour développé dans "Pompoko". Les tanuki passent leur temps à faire les cons, fumant des pétards tout en jouant au babyfoot, bouffant comme des gorets, bref ils sont super attachants. Seules les faiblesses du dernier tiers empêchent de lui attribuer la note maximale. Au final, une question légitime se pose : quid de la comparaison avec "Mononoke", sorti trois ans plus tard avec une thématique similaire ? Rien à voir. Si "Pompoko" joue sur le registre de l'humour, "Mononoke" surfe sur la vague de la poésie et du mystique. Avantage au second tout de même.
Une fable écolo de plus à mettre à l'actif de l'animation japonaise. Takahata nous entraine dans un univers imaginaire merveilleux mais ancré dans la réalité. Il donne vie à des créatures drôles et sympathiques confrontées à des évènements dramatiques (causés, une fois de plus, par les hommes et l'industrialisation).
Une œuvre particulièrement originale, qui vaut le détour rien que pour le dépaysement culturel. Le réalisateur nous embarque dans ce qui semble être une inspiration forte des contes et légendes japonaises. C’est un vrai plaisir de découvrir les Tanukis, créatures transformistes qui vont se battre contre les humains pour la protection de leur foyer. Un film pour petits et grands à découvrir avec la plus grande attention notamment en cette faste période écologiste !