Frustré ne pas avoir pu assister à la séance que j'avais initialement prévu à cause d'un problème technique, je me suis tourné vers cette comédie réalisée par Reem Kherici qui j'avais soigneusement évité jusqu'ici mais après tout, le film fait des entrées et il a de bons retours spectateurs. Et finalement, c'est pas si pire mais c'est pas si bon non plus !
Librement inspiré du couple ayant inventé le Womanizer, un sextoy spécialisé pour le clitoris, le film nous embarque dans l'histoire d'une femme n'ayant jamais eu d'orgasme en vingt ans de mariage. Évidemment, son mari, inventeur raté et au chômage, est d'abord sur le choc puis décide finalement de remédier à cela en concevant donc le fameux Womanizer.
Et pfouh, c'est long quoi. Je ne pense clairement pas être le public cible alors que ceux qui suivent régulièrement mes critiques (s'il y en a !) savant que je suis pourtant friand de comédies françaises mais là, c'est une comédie qui sent le vieux. Avec des personnages clichés, des acteurs mous, notamment François Cluzet qui semble être essoufflé à chaque réplique et surtout dont le tempo comique ne prend jamais. Seule la solaire Alexandra Lamy s'en sort honorablement. Mais pourtant, la salle était hilare à la moindre la réplique apparemment drôle ou au moindre gag déjà-vu dix fois (genre les parents drogués, au s'cours, "LOL 2.0" a déjà bien prouvé que ce gag esseulé est bien ringard, notamment lorsque les acteurs en font des caisses).
Et du coup, je dois bien avouer que je me suis fortement ennuyé même si la mise en scène a quelques fulgurances et évitant surtout l’écueil du téléfilm formaté pour les rediffs TF1 dans lequel tombent bon nombre de comédies françaises actuelles, en étant un poil plus originale et dynamique, cherchant en tout cas à créer du cinéma.
Bref, "Pour le plaisir" est donc un film bien trop plan-plan dans son scénario qui ne fera rire que les plus de 65 ans pour son "audace" ("oh dis donc, t'as vu Mireille, elle parle de sa vulve, c'est osé quand même hoho !").