Steven Soderbergh, réalisateur surestimé, nous déçoit encore avec "Presence", un film d'horreur qui manque cruellement de tension et de profondeur. Malgré un concept intrigant, le film échoue à captiver, se perdant dans des choix narratifs discutables et une mise en scène prétentieuse.
Les cinq raisons d’un échec cinématographique :
1. Un concept prometteur, une exécution décevante
"Presence" se présente comme un film de maison hantée raconté du point de vue du fantôme, une idée originale qui aurait pu offrir une perspective unique. Malheureusement, Soderbergh ne parvient pas à exploiter pleinement ce potentiel. Le film se contente de suivre les membres de la famille Payne, qui emménagent dans une nouvelle maison sans savoir qu'elle est hantée par une présence surnaturelle. Le rythme lent et l'absence de véritables moments de tension font que l'intrigue peine à décoller.
2. Des personnages insipides et mal développés
Les personnages de "Presence" sont unidimensionnels et manquent de profondeur. Lucy Liu interprète Rebecca, une mère de famille obsédée par la réussite de son fils Tyler, un champion de natation arrogant. Chris Sullivan joue Chris, le père, qui semble plus préoccupé par les problèmes de sa fille Chloe, interprétée par Callina Liang. Les interactions entre les personnages sont artificielles et leurs motivations restent floues. Il est difficile de s'attacher à eux ou de s'intéresser à leur sort.
3. Une mise en scène prétentieuse et inefficace
Soderbergh choisit de filmer l'intégralité du film du point de vue du fantôme, une décision audacieuse qui aurait pu être innovante. Cependant, cette approche se révèle plus gimmick qu'autre chose. Les longs plans séquences et l'absence de gros plans rendent le film monotone et impersonnel. Au lieu de créer une atmosphère immersive, cette technique distancie le spectateur de l'action.
4. Un scénario confus et des thèmes mal exploités
Le scénario de "Presence", écrit par David Koepp (surtout connu comme scénariste de "Inferno" de Ron Howard et "La Momie" avec Tom Cruise), souffre de nombreuses incohérences. Le film aborde des thèmes lourds comme le deuil, la culpabilité et les secrets de famille, mais les traite de manière superficielle. Les révélations sur les véritables intentions de la présence surnaturelle et son lien avec la famille sont maladroites et prévisibles. Le twist final, censé être un moment fort du film, tombe à plat et laisse le spectateur indifférent.
5. Une atmosphère qui manque de tension
Pour un film d'horreur, "Presence" manque cruellement de moments effrayants. Soderbergh semble plus intéressé par l'expérimentation formelle que par la création de véritables scènes de tension. Le film se repose trop sur son concept original et néglige les éléments essentiels du genre. Les rares tentatives de créer du suspense sont maladroites et prévisibles, ce qui rend l'expérience de visionnage ennuyeuse.
Conclusion : Un ratage artistique total
"Presence" avait le potentiel d'être un film d'horreur innovant et captivant, mais il échoue sur presque tous les plans. Entre son scénario confus, ses personnages mal développés et sa mise en scène prétentieuse, le film peine à captiver l'attention du spectateur. De plus, malgré sa courte durée de 85 minutes, le film parvient à être ennuyeux et ne fait pas peur du tout. On est bien loin des meilleurs représentants du genre comme "Paranormal Activity" ou "Annabelle".
Note : 2/10 – À éviter, sauf si vous êtes un inconditionnel de Soderbergh ou un amateur de films d'horreur expérimentaux (qui ne font pas peur).