Ce film, réalisé par Sébastien Lifshitz et sorti en 2000, aurait pu être bon s'il avait eu quelque-chose à raconter ! Non, j'exagère mais j'avoue que je peste un peu devant ce genre de pseudo film d'auteur français voulant se donner un genre avec des longs plans, des scènes de sexe brutes et une histoire racontée dans le désordre. Car oui, si vous pensez assister à une amourette sympa pendant les vacances, détrompez-vous ! On a effectivement cette partie-là, bien sympa, rappelant les films d'André Téchiné ou encore ceux de François Ozon (par exemple) et puis on a la partie présente dans laquelle on découvre un personnage dépressif entouré de personnages qui le sont tout autant. Et c'est pas bien passionnant ! Toutes les scènes de rencontre sont de loin les plus réussies, elles respirent la chaleur de l'été, les vacances, offrent de longs plans mais ne sont pas pour autant prétentieuses (quoique) mais elles ne mènent pas à grand-chose ! En effet, le rythme du film est très impacté par les scènes se déroulant dans le présent qui sont donc assez lentes et aspirent toute l'ambiance chaleureuse et estivale des scènes précédentes, ce qui est bien dommage ! Alors, je ne suis pas contre les drames, loin de là, mais je trouve que c'est ici assez maladroit et mal maitrisé car le fait que ce ne soit pas linéaire nous perd assez facilement et c'est tout simplement très lassant car on a à peine le temps de rentrer dans un univers, une ambiance que l'on passe à l'autre. Les acteurs sont quant à eux assez charismatiques, notamment Stéphane Rideau, icône gay malgré lui, mais débitent leur réplique de manière assez plate, ce qui correspond finalement assez bien au côté un peu auteur/prétentieux du film. "Presque rien" est donc un film dans lequel il ne se passe pas grand-chose, mis-à-part la mise en place d'une idylle sympathique au début.