Garry Marshall est un réalisateur que je n'apprécie pas vraiment. Mis à part "Pretty Woman", j'ai toujours énormément de mal devant ses films que je trouve notamment on ne peut plus cliché en plus d'être sacrément long. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai eu envie de découvrir ce film sorti en 2001, qui ne se ramasse pas non plus une très bonne réputation d'ailleurs.
Bref, on y retrouve une adolescente, faisant partie du groupe des "freaks", qui apprend de par sa grand-mère maternelle, qu'elle est princesse d'un petit pays d'Europe. On retrouve alors la "fausse moche" classique des teen movies américains qui va opérer un glow up pour soudainement devenir miss populaire. Mais va-t-elle faire la part des choses entre ses nouveaux amis superficiels et ses amis freaks depuis toujours ? Même si c'est sorti après, on retrouve en réalité beaucoup de "Lolita malgré moi" avec une petite touche de "Elle est trop bien", le tout enrobé d'un emballage Disney.
Eh oui, n'oublions pas que nous sommes dans un film estampillé Disney donc ça plus le côté ultra-guimauve du réalisateur, on aurait pu s'attendre au pire. Et pourtant, même si c'est évidemment cliché et prévisible, le film n'en fait pas tout le temps des caisses et reste, dans son ensemble, assez sympathique. Alors évidemment, il faut aussi prendre en compte le fait que nous sommes dans un espèce de conte de fées, réalisant alors bon nombre de rêves d'adolescentes, enfin j'imagine ; du coup, il faut accepter le fait que le film ne brille pas de par son réalisme ou de son regard cynique et critique de la royauté (Lady Di décédant trois ou quatre ans avant le film, ça aurait pourtant pu s'y prêter).
Mais non, au lieu de ça, nous avons un teen movie très codifié donc aux personnages à qui il n'arrive finalement jamais rien de bien grave. Effectivement, tout fini par s'arranger et puis surtout, tout le monde fini par mettre de l'eau dans son vin, notamment l'héroïne et la grand-mère qui réalisent un parcours initiatique plus que classique, chacune apprenant du monde de l'autre (concrètement, la royauté apprend de la plèbe et inversement).
Notons cependant que les acteurs parviennent à rendre les personnages très attachants et notamment Julie Andrews, dont le titre de reine lui va à merveille et puis Anne Hathaway dont c'est le premier long-métrage !
"Princesse malgré elle" est donc avant tout un chick flick (je n'aime pas ce terme mais pour le coup, là on est en plein dedans) qui est, comme son titre l'indique, un peu guimauve, un peu cliché mais quand même très sympathique.