Pusher à sa sortie en 1996 n'a pas eu un énorme succès en dehors des frontières danoises, il fallait vraiment être un cinéphile attentif pour le répérer. Ce n'est que par la suite lorsque la réputation de NWR s'est fait que beaucoup (dont moi même) on donc découvert cette pépite. Film violent pas seulement dans les actes mais aussi dans les paroles et le contexte, sans concessions, oeuvre choc dans laquelle Winding Refn nous plonge dans un quartier chaud de Copenhague dans les années 90, entre petit banditisme, deals de drogues, prostitution et histoires de margoulins. On y suit Frank, petit trafiquant minable empêtré dans une spirale de dettes envers ses fournisseurs, dans ce récit nous passons d'une scène d'embrouilles à la suivante. Filmé caméra à l'épaule la plupart du temps et cela renforce la crédibilité et le réalisme. Le cinéaste ne possède pas encore la virtuosité et l'esthétisme de ses long-métrages suivants mais on reconnait déjà la marque Nicolas Winding Refn.